Declin'In

C'est parti ! Dans le cadre du projet européen Décic'In qui a pour objectif de faire découvrir le secteur de l'industrie à des personnes éloignées de l'emploi, les stagiaires se lancent dans l'impression 3d.

Avant d'imprimer, il faut monter la machine. Nous avons reçu la Foldarap imaginée par Emmanuel Gilloz. Cette imprimante 3d compacte et pliable a l'avantage d'être portable. Pour se guider, les stagiaires se rendent sur le wiki dédié à la bête.

Pièces de la FoldaRap 

Peut-on parler à la radio des imprimantes 3D ?

Le 4 avril 2013, j'ai la chance, grâce à notre ami Samawi Bouchaïb de l'ASBL Droit et Devoir, de participer à un duplex de la RTBF, pour la matinale de 7h40. Le sujet: "les imprimantes 3D vont-elles changer le monde ?" L'émission dure jusqu'à huit heures. Durée suffisante pour s'exprimer, même pour les trois invités que nous sommes : Sam et moi très sympathiquement installés dans un studio de Mons, le troisième participant, du centre de recherche Sirris et l'animateur, Robin Cornet, à Bruxelles. 

A notre arrivée, un journaliste nous prévient: "Les imprimantes 3D, tout le monde ne parle que de ça depuis hier". Bonne idée le projet Declic'Industrie, les journalistes sont intéressés, le grand public également, et nous avons déjà vérifié que c'est le cas des stagiaires et des formateurs.

Je parcours mes idées : FormaLab, compétences clés pour l'emploi, apprendre par la pratique, plaisir d'apprendre, motivation, mieux connaître les objets qui nous entourent, découvrir les métiers de l'industrie, apprendre à réparer et recycler...

A 7h39, l'animateur nous prévient, comme nous sommes trois, il n'est pas possible de créer un échange, les auditeurs seraient perdus. Nous parlerons donc l'un après l'autre. Les thèmes sont préparés. Je commencerai par expliquer le fonctionnement des imprimantes 3D, puis le chercheur parlera des applications et Sam conclura sur les perspectives d'emplois induits en Wallonie. Est-ce que cela nous convient ? Non, mais c'est trop tard. Evidemment, je n'arrive pas à expliquer clairement le principe de l'impression. Heureusement, je connais l'ordre de prix du rouleau de plastique. Sirris annonce des applications avancées, très éloignées des capacités de nos petites imprimantes, les applications en médecine, en aéronautique où la technique de l'impression 3D permet de produire des pièces très complexes.

Puis l'animateur, qui a préparé son sujet, et qui semble vraiment s'y intéresser, enchaîne sur les dangers, droits d'auteur, sécurité, jouets d'enfant, pièces de voiture. Comme si toutes ces questions ne devaient pas se poser indépendamment des imprimantes 3D (dans une autre émission, éventuellement avec d'autres invités). Les pièces de voiture contrefaites sont déjà usinées ou moulées et vendues. Les jouets toxiques ou dangereux sont produits à la chaine et se retrouvent parfois dans les magasins. 

Sam raccroche comme il peut à la formation, qui justement, dit-il, est nécessaire pour prévenir ces dangers (on n'a pas encore pu parler de formation). Je voudrais pouvoir dire que les tronçonneuses, de vente et d'utilisation libre sans obligation de formation, continueront de massacrer bien plus que les imprimantes 3D, même quand nous en aurons chacun une dans notre garage. 

Les photocopieuses ne contribuent-elles pas en permanence à limiter la rémunération des oeuvres de l'esprit ? Mais parle-t-on du danger des photocopieurs à la radio, alors que tout le monde y a accès ? Forme-t-on les personnes à leur usage autre que pratique ?

Les imprimantes 3D, vendues en kit entre 800 et 2000 euros ne sont-elles pas plus proches du paquet de crayons de couleur que l'artiste amateur peut utiliser pour aller copier un tableau au musée ? Proche par la lenteur, la précision, et jusque dans les compétences requises pour obtenir une "belle" copie. 

Pourquoi, quand une (plus ou moins) nouvelle technique arrive, se précipite-t-on sur ses supposés dangers ?

Dommage qu'on soit à la radio et qu'on ne puisse pas montrer l'Ultimaker de nos collègues de TimeLab, peinte en rose et qui imprime principalement des bijoux, bagues, bracelets, colliers. Rose, pour les filles, mais ici le cliché reste un clin d'oeil.

Télécharger et écouter l'émission

Atelier Trashbot

Le 15 février à partir de 9 heures le FormaLab organise un atelier Trashbot avec des stagiaires du Greta du Velay. Au programme : construction de robots à partir de jouets à piles et d'appareils électriques de récupération (quelques exemples de trashbot).

Il est possible d'y participer même si vous n'êtes pas stagiaire au Greta, mais les places sont limités. Merci de nous contacter par téléphone pour vous inscrire.

Si vous ne pouvez pas participer, vous pouvez également vous débarrasser de vos vieux jouets et appareils cassés (téléphones, lecteurs de cassettes...) à l'accueil du Greta du Velay au 27 boulevard Bertrand.

FormaLab au forum InnovAfrica

Du 26 au 30 novembre 2012 se tenait à Dakar le 4ème forum InnovAfrica. Une centaine d’innovateurs en provenance de 14 pays étaient réunis : Belgique, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Côte d’Ivoire, France, Gabon, Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Togo, USA. Au programme, entre autres, services mobiles, rencontre des fablabs francophones, développement local, énergies alternatives... (programme complet).

Le Formalab a participé à cette édition à plusieurs niveaux. Par notre expérience de construction de la MiniCNC, nous avons aidé à constituer en France 4 kits de pièces pour permettre à 4 fablabs africains de monter leur machine (liste des pièces et fournisseurs). Pendant le forum une machine a été montée avec les participants des 4 pays concernés (Sénégal, Mali, Burkina et Togo), qui sont repartis avec un kit. A notre arrivée, la machine était montée et nous avons aidé à mettre au point la partie électronique et logicielle.

 

 

Un exemple de gravure pour tester la MiniCNC... En fait l'idée était de graver ce symbole sur les portes des toilettes de l'école qui nous accueillait (bâtiment neuf). Nous avons préféré faire un essai sur une planche de bois...

 

Nous avons revu également Emmanuel Gilloz, qui est venu avec une FoldaRap en kit. Nous avons pu suivre la construction de A à Z. Bien utile puisque nous allons monter notre FoldaRap avec un groupe de jeunes du Greta du Velay, début 2013. Emmanuel va nous fournir un kit. Cette machine semble très fiable, puisqu'en quelques heures elle a été montée et imprimait ses premières pièces quasi sans réglages.

 

Nous avons également rencontré à nouveau les reponsables de l'ANPE du Mali, avec qui le FormaLab souhaite mettre en place un jumelage. L'ANPE du Mali, qui gère les offres et demandes d'emploi, est également un organisme de formation. Elle va créer un fablab pour ses stagiaires, un peu à l'image du FormaLab. Par ce jumelage nous souhaiterions maintenir un contact régulier et continuer à échanger sur nos pratiques respectives.

Cette rencontre de Dakar a été l'occasion de rencontrer des personnes venues de toute l'Afrique de l'ouest. Intéressant de voir que finalement l'"Europe africaine" existe depuis longtemps. Ces personnes se déplacent facilement d'un pays à l'autre avec leur carte d'identité, parlent toutes au moins le français, ont une monnaie commune depuis bien longtemps... On y ressent un dynamisme hors du commun !

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